dimanche 4 janvier 2009

Formule 1: The show can’t go on…

Après Super Aguri en mai dernier, le récent retrait de Honda relance le débat de la crise identitaire que traverse la Formule un. Les dépenses démesurées malgré les efforts faits pour les réduire, le désintéressement progressif des sponsors, et des fédérations automobiles, font que la Formule 1, elle aussi, subit de plein fouet les conséquences de la crise économiques mondiale .Mais loin d’en être le détonateur, cette crise ne fait que précipiter le besoin de réformes nécessaires.



On n’a cessé de répéter que le danger pour la Formule 1 était l’ennui. Les processions infinies sans dépassement tel qu’il peut y avoir parfois, pour ne pas dire souvent lors de certains Grand Prix n’ont pas fini de ternir l’image de la Formule 1. Ainsi pour améliorer le spectacle, les Ecuries n’ont pas lésiné sur les moyens pour rendre la Formule 1 plus attractives, attrayantes, et même glamour. La FIA n’ont plus : Moteurs bridés, suppression de l’aide au démarrage. Celle-ci a annoncé chaque année des mesures dites « révolutionnaires » pour relancer le spectacle. La saison 2008 a semblé être la meilleure réponse à M. Mosley, étant l’une des meilleures saisons qui nous a été donnée depuis bien longtemps, tant au niveau spectacle qu’au niveau suspense. Mais cette recherche de performance a un coût.


Cependant, la réalité économique est telle qu’elle touche tout les secteurs d’activité, et la Formule un n’échappe pas à la règle : Celle-ci l’a rattrapé, et de la pire des manières : Avec le retrait des deux écuries japonaise, la Formule 1 approche du seuil critique : En 2009, seulement 18 monoplaces prendront le départ des grand prix, soit deux de plus que la norme autorisée. Avec cette annonce électrochoc, le petit monde de la catégorie reine doit se rendre à l’évidence, la survie de leur sport dépend des décisions qui seront prises dans les quelques mois : La formule 1 a besoin de véritables réformes, et d’entamer une vrai révolution.

Laboratoire d’essai des idées technologiques pour la mobilité des automobilistes de demain, la F1 reste un sport gourmand de capitaux, et la recherche de la performance brute amène les constructeurs à dépenser toujours plus dans le souci de combler les restrictions posées par les règlements de la FIA. Parce qu’avec toute sa bonne volonté pour d’un côté réduire les couts, et de l’autre accroitre la sécurité, la FIA est, quoiqu’on en dise reste le responsable involontaire de l’envolée des couts de la formule 1. Cependant, elle poursuit toujours sa volonté d’accroître le spectacle et réduire drastiquement les dépenses.
Ainsi de nombreuses mesures viennent d’être adoptées : augmentation de la durée de vie des moteurs, limitation de l'usage des souffleries. L’aérodynamique aussi est visée par les réformes : les ailerons avant et arrière seront donc radicalement différents et l'on assistera au retour des pneus slicks, sans rainures. Cela devrait, normalement, réduire l'importance de l'aérodynamique mais rendre aussi les dépassements plus aisés car même en temps de crise, le crédo de Max Mosley reste, et restera toujours assurer le spectacle.

Un nouveau visage pour la F1 en 2010

La prise de conscience généralisée a amené la FOTA (l’association des constructeurs automobiles) et la FIA a se rencontré afin de dessiner les contours de la F1 du futur, avec pour principales lignes conductrices : la réduction des coûts, la protection de l’environnement. Ainsi politiques, et acteurs travaillent tous dans un même sens. Luca Di Montezemolo, président de Ferrari et de la FOTA déclarait par ailleurs : « Il y a un sens commun des difficultés actuelles de notre sport. La crise économique mondiale et l’énorme hausse des coûts en Formule 1 au cours des dernières années ont mené la FIA et son Président à donner une forte et juste impulsion pour réduire les coûts en 2010 pour conserver notre sport dans des dimensions économiques acceptables, où toutes les équipes pourront participer »


La proposition phare qui ressort de cette réunion, a été celle proposé par Max Mosley lui-même, à savoir un moteur standard pour tous les constructeurs. Certes, la proposition part d’une bonne intention, car gouffre financier, le moteur est la pièce qui nécessite le plus de recherche et donc d’investissement. Mais en proposant un moteur unique, on enlève à la Formule 1 sa principale raison d’être : La compétitivité. C’est d’ailleurs pour cela que Ferrari et Toyota, se sont vivement opposées à cette proposition. On voit que le chemin de la Révolution est encore long, mais les acteurs montrent bien la volonté de changement.

jeudi 11 décembre 2008

Le Masters France, la fausse vraie bonne idée du Tennis Français


Annoncé en grande pompe par la Féderation Française de tennis, le Master France, perd petit à petit ses stars...Après Monfils, Tsonga, c'est Gasquet qui a décidé de se retirer alors qu'il avait demandé et obtenu une wild card...



Avec une pléthore de joueurs français dans le top 100, et un bon cru dans le top 20, on aurait pu penser que la perspective de réunir les 8 meilleurs tennismans français lors d’un tournoi était une bonne façon pour promouvoir encore plus l’image de nos tennismans. Mais, avec le forfait de Jo Wilfred Tsonga, Gael Monfils et Richard Gasquet, et , il semblerait que le Master France ne soit pas aussi alléchant que ça, et perd un peu de son intensité. La faute, à une programmation tardive, qui vient retarder, et perturber la préparation de nos charmants petits joueurs.
Ainsi, au lieu de voir des affrontements entre nos nouvelles stars du tennis, meilleur que tout le monde, c’est plutôt des Clément ou Llodra que nous auront la chance de voir… Des valeurs surs, certes moins fringants, mais toujours près à assurer le spectacle, et à être présent pour leur public. Ce qui ne semble pas être le moins du monde une préoccupation pour les jeunes d’aujourd’hui.

Ces petits coups dures ne semblent toutefois pas atteindre le Directeur du tournoi, qui considèrent que malgré l'absence des Stars, le tennis français, a un réservoir qui peut la palier.

Et un fait parle pour lui: Le tournoi affiche complet pour le Samedi et Dimanche...


Liste des « qualifiés » :
Paul Henri Mathieu (245 points)
Gilles Simon (230 points)
Julien Benneteau (175 points)
Adrian Mannarino (95 points)
Nicolas Mahut (75 points)
Marc Gicquel (70 points)
Mickael Llodra (40 points)
Arnaud Clément (invité)

jeudi 4 décembre 2008

Le Real à la dérive

Au sommet de la Liga la saison dernière , il y a le feu cette année dans la maison Real.


« C'est une défaite qui ne nous fait pas mal car depuis les premières minutes ont a vu que ce serait difficile de gagner. Beaucoup de choses se sont passées lors de la rencontre, en aucun moment on a eu la sensation de pouvoir l'emporter. C'est pourquoi la défaite n'est pas douloureuse ». C’est ce qu’a déclaré Bernd Schuster l’entraîneur du Real Madrid après la défaite de son équipe contre Getafe sur un score de 3-1. Prise à part, peut être qu’elle n’est en rien dramatique, cependant, elle arrive après une longue série de match ou le Real n’a pas semblé être l’équipe flamboyante qu’elle semblait être il y a encore un an. Avec trois défaite cette saison, et relégué à la 4ème position, le club madrilène décroche complètement de Barcelone, l’équipe leader que personne semble en mesure d’arrêter.

Le constat du début de saison du Real est loin de celui qu’on peut espérer d’un club de cette envergure : Manquant d’aplomb, une attaque vieillissante, une défense chaotique, un entraîneur qui se révèle au fil des matchs comme de plus en plus inadapté, il y a le feu dans la Maison Real. Et il semble que rien ne changera, du moins pas avant la trêve. Le président Ramon Calderon, a en effet confirmé Schuster dans son poste, faisant fi des mauvais résultats que l’équipe madrilène enchaîne depuis le début de la saison. « J'ai confiance en lui. C'est un entraîneur qui a montré qu'il était capable de gagner une Liga avec ces mêmes joueurs. La situation peut changer (en mieux, ndlr), il faut être patient".
Cependant, la situation est loin d’être comparable. L’entente entre les joueurs et Schuster est désastreuse, en témoigne l’attitude de Raul par exemple qui n’adresse plus la parole à son entraîneur. Comment mettre en place une équipe potable, si entraîneur et joueurs ne sont pas sur la même longueur d’onde.
On en serait presque à espérer qu’il arrive une catastrophe lors du prochain match afin que Calderon ouvre les yeux et nomme un entraîneur capable de redonner une âme, et un fond de jeu au Club madrilène…

samedi 29 novembre 2008

L’Espagne, Grande Nation Du Sport

L’année 2008, restera dans les annales du sport, celle qui fut dominée par les Sportifs natifs de la Péninsule Ibérique.








Fernando Alonso et Rafael Nadal ont été les détonateurs du sport espagnol, dont l’apogée restera très certainement l’année 2008. On les savait très fort en football, sans jamais vraiment confirmer lors des phases finales, la faute, peut être, à un trop plein de confiance, en témoigne la dernière Coupe du monde. Avec, l’avènement de sportif au talent précoce dans d’autre domaine, l’Espagne entre désormais dans la Cour des Grandes Nations du Sport, et favorise le développement d’une « culture sport » qui ne se résume pas à une « culture foot ». Présente désormais dans le basket, la formule un ou encore la natation synchronisé, le sport espagnol se diversifie, et suscite un engouement populaire très fort. On prendra pour preuve, l’ « Alonsomania » qui a suivie le sacre du pilote Renault, natif d’Oviedo. Agé de seulement 23 ans, Fernando Alonso, fort d’un caractère forgé dans l’acier inoxydable, et totalement décomplexé face au plus grand, il a su voler la vedette notamment à un certain Michael Schumacher, en décrochant deux couronnes mondiales.



Rafael Nadal, lui, âgé seulement de 19 ans, décroche son premier titre majeur, à Roland Garros. Lui aussi doté d’un mental en acier trempé, et d’une combativité à toute épreuve, il sait se jouer de tout ce qui peut se monter contre lui : Critiques sur ses manies et rituels, rumeurs de dopage, faute à un physique impressionnant et des victoires plus incroyables les unes que les autres etc... Nadal, s’inscrit dans la lignée des autres grands joueurs de l’Espagne, mais avec la particularité, de vouloir et de pouvoir gagner sur toute les surfaces : Gazon, avec son titre remporté à Wimbledon, après un match époustouflant. Dur, en témoigne sa victoire aux Jeux Olympiques lui donnant le droit de mordre la médaille d’Or.
Ces deux la, à bien des égards, sont le symbole du nouveau visage du sport ibérique. Leurs victoires ont montré la voie aux autres sportifs, et ont eu une vocation de moteur. Ainsi, de la à devenir LA nation du sport, il n’y a eu qu’un pas à franchir : En 2008 on a vu une sélection de football magique faire désormais la fierté de tout un peuple, une Sélection de Basket tenir tête à la Dream team américaine, une équipe de coupe davis faire face à l’adversité en terrain hostile, et une pléthore de victoire en cyclisme. Désormais, tout sourit à l’Espagne. Elle qui, avait un complexe d’infériorité face à ses voisines française et italienne, la voila désormais régner en maître sur le Sport en Europe. Comme le chanter si bien Manolo Escobar : « La gente canta con ardor : QUE VIVA ESPAÑA ! »