samedi 29 novembre 2008

L’Espagne, Grande Nation Du Sport

L’année 2008, restera dans les annales du sport, celle qui fut dominée par les Sportifs natifs de la Péninsule Ibérique.








Fernando Alonso et Rafael Nadal ont été les détonateurs du sport espagnol, dont l’apogée restera très certainement l’année 2008. On les savait très fort en football, sans jamais vraiment confirmer lors des phases finales, la faute, peut être, à un trop plein de confiance, en témoigne la dernière Coupe du monde. Avec, l’avènement de sportif au talent précoce dans d’autre domaine, l’Espagne entre désormais dans la Cour des Grandes Nations du Sport, et favorise le développement d’une « culture sport » qui ne se résume pas à une « culture foot ». Présente désormais dans le basket, la formule un ou encore la natation synchronisé, le sport espagnol se diversifie, et suscite un engouement populaire très fort. On prendra pour preuve, l’ « Alonsomania » qui a suivie le sacre du pilote Renault, natif d’Oviedo. Agé de seulement 23 ans, Fernando Alonso, fort d’un caractère forgé dans l’acier inoxydable, et totalement décomplexé face au plus grand, il a su voler la vedette notamment à un certain Michael Schumacher, en décrochant deux couronnes mondiales.



Rafael Nadal, lui, âgé seulement de 19 ans, décroche son premier titre majeur, à Roland Garros. Lui aussi doté d’un mental en acier trempé, et d’une combativité à toute épreuve, il sait se jouer de tout ce qui peut se monter contre lui : Critiques sur ses manies et rituels, rumeurs de dopage, faute à un physique impressionnant et des victoires plus incroyables les unes que les autres etc... Nadal, s’inscrit dans la lignée des autres grands joueurs de l’Espagne, mais avec la particularité, de vouloir et de pouvoir gagner sur toute les surfaces : Gazon, avec son titre remporté à Wimbledon, après un match époustouflant. Dur, en témoigne sa victoire aux Jeux Olympiques lui donnant le droit de mordre la médaille d’Or.
Ces deux la, à bien des égards, sont le symbole du nouveau visage du sport ibérique. Leurs victoires ont montré la voie aux autres sportifs, et ont eu une vocation de moteur. Ainsi, de la à devenir LA nation du sport, il n’y a eu qu’un pas à franchir : En 2008 on a vu une sélection de football magique faire désormais la fierté de tout un peuple, une Sélection de Basket tenir tête à la Dream team américaine, une équipe de coupe davis faire face à l’adversité en terrain hostile, et une pléthore de victoire en cyclisme. Désormais, tout sourit à l’Espagne. Elle qui, avait un complexe d’infériorité face à ses voisines française et italienne, la voila désormais régner en maître sur le Sport en Europe. Comme le chanter si bien Manolo Escobar : « La gente canta con ardor : QUE VIVA ESPAÑA ! »

lundi 24 novembre 2008

COPA DAVIS : LES ESPAGNOLS EN CONQUISTADORES

On les disait vaincu d’avance, pourtant l’Espagne a accompli l’exploit de remporter sa troisième Coupe Davis, dans une ambiance hostile, et sans son Numéro Un, Rafael Nadal.




Tout a été fait pour que l’Argentine gagne enfin son premier Saladier, pourtant, le destin en a fait autrement, en élisant son camp du côté des Ibères. La partie était pourtant très mal engagée : une surface réputée ne pas convenir au jeu espagnol, un public hostile, l’absence du numéro un, Rafael Nadal. Enfin de compte, la sélection « Plan B » d'Emilio Sanchez Vicario a plutôt pas mal fonctionné.


A l’issue du premier match, vendredi, c’est Nalbandian qui apportait le premier point à l’Argentine en disposant avec une facilité déconcertante du numéro un de l’équipe espagnol, David Ferrer. Il aura fallu moins de deux heures pour expédier son adversaire, et sentir le sacre s’approcher. Il importait donc à Feliciano Lopez de ramener les deux équipes à égalité, une chose loin d’être facile, quand on sait qui était son adversaire : Juan Martin del Potro, homme en forme de cette année, mais toutefois quelque peu émoussé depuis le tournoi de Bercy.


Lopez, héros de Mar del Plata

Connu pour avoir un mental qui défaille assez facilement, et des fréquents sauts de concentration, « Féli », se montrait sous un autre jour : Perdant toutefois le premier set il a su par la suite se montrer conquérant, et a usé jusqu’à la corde son adversaire, dont le corps n’a pu tenir le combat physique : En plus de jouer sous infiltration, l’argentin a été victime d’une déchirure aux adducteurs… Féli, contre toute attente remporta le match, et rapporta le point de l’égalisation. Le point certainement le plus important, puisqu’il rendit l’espoir au camp espagnol. Les Argentins ont oublié, que quand « Féli ne se regarde pas trop dans une glace, il est un joueur redoutable » dixit P. Dominguez. Il l’a prouvé ce week end en remportant ce point décisif, ainsi que son match en double avec son compère Fernando Verdasco, le deuxième héros de l’Espagne.
Dans une ambiance hostile, et sous les hordes d’insultes lancées par le public argentin, la paire de double a réussi à sortir un grand match. LE match qu’il faut. La aussi un petit miracle, quand on sait à quel point, ces deux la, peuvent être sensible à tout ce qui se passe autour d’eux, la moindre petite contrariété est une cause de déconcentration, et à partir de la, le match est perdu. Pourtant, ils ont su, se montrer plus fort que les insultes, et se servir de cette rage, comme d’une motivation supplémentaire. Redoutable paire de double, et ami depuis leur enfance, Fer et Féli, écument les tournois afin de se roder et d’acquérir des automatismes et de la solidarité. C’est ce qu’il faisait notamment défaut à la paire argentine Callieri/Nalbandian (ce dernier préféré à Acasuso).


Le coup de poker de Sanchez Vicario


Voila donc l’Espagne qui mène 2-1, un petit miracle. Le tout est de confirmer cette avance, le dimanche. C’était Ferrer qui devait jouer la première (et dernière) rencontre, mais Emilio préféra aligner Verdasco, surfant sur la vague positive dans laquelle il était : « Emilio m’a annoncé samedi dans la soirée, après le double, que je remplaçais David et que c’est moi qui jouerait le premier simple. Cela ne m’a pas mis dans tous mes états. J’étais serein… ».
Après un combat de près de quatre heure face à Jose Acasuso (remplaçant de J-M Del Potro), Fernando apporte le point de la victoire, et offre à son pays, sa troisième Copa Davis. Pourtant, ce fut loin d’être un match de tout repos. Au bord nerveusement, et multipliant les doubles fautes, dans le 2eme et 2eme set, il a fallu tout le soutien du clan espagnol et d’Emilio Sanchez pour couvrir les cris du public. « Les cris et les insultes m’ont mis de mauvaise humeur. Je n’arrivais pas à jouer mon jeu alors que je sentais qu’Acasuso était prenable. Donc, je me suis un peu énervé, c’est vrai. Au quatrième set, lorsque je l’ai breaké, je me suis calmé et j’ai commencé à avoir les idées plus claire. J’ai trouvé la bonne tactique : insister sur son revers et le faire courir et le faire souffrir, car il n’avait pas l’air d’être au top physiquement. »

Ainsi, grâce à ces « deux autres » gauchers, l’Espagne a pu montrer, que même sans Nadal, ils pouvaient très bien s’en sortir tout seul. Comme il le dit lui-même d’ailleurs, ce n’est pas un leader mais un joueur comme les autres. Que personne désormais ne se préoccupe du plan B d’ Emilio, l’Armada a su se montrer compétitive en dépit du point concédé par Ferrer en ouverture, et a accompli quelque chose d’historique (une victoire en dehors de chez elle, sur une autre surface que la terre battue), et d’inoubliable. Elle a démontré qu’elle était un groupe d’amis, plus qu’un groupe de tennisman, uni derrière son « Capi » et c’est sans doute la, sa plus grande force. Pour preuve, un Rafa Nadal qui même à des milliers de kilomètre de Mar del Plata, a continué à soutenir ses « potes » en leur envoyant des messages à tout bout de champ. Une chose qui sans doute à manquer au Groupe Argentin, plus préoccupé à se taper les uns sur les autres, qu’à se serrer les coudes. Par cette nouvelle victoire, l’Espagne montre que l’année 2008, c’est l’Année de l’Espagne.
Alors 5-0 pour l’Argentine disait on ? Hum…Mucha gente se morderá la lengua la próxima vez. Que Emilio le disfrute !

jeudi 20 novembre 2008

Copa Davis : EL ultima tango en Mar del Plata…


D’accord, Mar del Plata ce n’est pas l’endroit le plus glamour pour une rencontre au sommet, entre les nations en puissance du tennis. D’accord le numéro un mondial, Rafael Nadal, n’est pas la pour cause de tendinite, et que forcement on perd trois niveau de classe mondiale.
Mais, on n’a rien retiré de la tension de la rencontre. Celle-çi est montée crescendo surtout du côté espagnol depuis l’annonce du retrait de Rafa. Parce qu’en déclarant forfait, l’Espagne a perdu son atout le plus important.

En outre, les déclas assassines de la part de l’Argentine et la confiance qui frise l’insolence n’ont pas fini de faire pousser des cheveux blancs à Emilio Sanchez : Tellement qu’il nous a sorti une sélection espagnole bancale, avec d’un côté Ferrer, Verdasco, Lopez et… de l’autre Granollers… Qui me diriez vous ? Numéro 55 mondial, Marcel est considéré comme un futur espoir du tennis espagnol, et Sanchez a réaffirmé à plusieurs reprises sa pleine confiance en lui. Il a tellement confiance en lui, qu’il n’a même pas fait le choix de l’aligner. De ce fait, après plusieurs jours d’hésitation, et de suspens (« Dios Mio, quien va a jugar en simple en este final ? Féli, Fer o Marcel ? ») Emilio a décidé de choisir Feliciano et David pour les simples, et Fernando et …Féliciano pour le double… On rappelle à Emilio qu’il a sous le bras quatre joueurs, mais ils ne sont que trois à jouer… Et ensuite, il ose dire, « Si, claro, Argentina es favorita »…
On va s’arrêter la sur le cynisme, parce que j’ai envie de croire dans les chances de l’Espagne. Non, l’Argentine ne va pas coller un 5-0 à l’Espagne, parce que même sans Rafa Nadal et seulement avec deux joueurs et demi (Fernando ayant lui aussi une tendinite et Marcel ne jouant pas), l’Armada reste l’Armada. Et justement l’absence du numéro un, devrait motiver d’autant plus les autres joueurs, montrer que non, Rafa n’est pas un sauveur, ou un héros (même s’il l’est un peu) et qu’ils pourront très bien s’en sortir tous seul comme des grands.
Alors oui, l’Argentine joue chez elle, oui elle n’a plus été battue sur son terrain en 13 rencontres, oui elle a choisi la surface, les balles etc…Mais, pour moi, ce n’est que secondaire, parce que quand on veut gagner, qu’importe le terrain. Et le reste, c’est juste des « excuses ». Et, moi, j’ai envie de croire que toutes ces excuses, cette fausse tension, toutes ses hésitations ne sont en fait qu’une stratégie, une tactique pour donner l’impression à l’Argentine que tout sera facile. Parce que comme dit un proverbe que j’adore : c’est quand on part trop confiance qu’on se prend la plus grosse branlée. Après je peux bien me tromper, et Dieu sait que je me trompe souvent, mais j’ai envie de croire en la victoire finale de l’Espagne. Et QUE VIVA ESPAÑA !

Objectivité ou es tu ? Perdu quelque part ! C’est mon blog, j’écris ce que je veux, et je commente l’actualité que j’aurais choisie arbitrairement et discrétionnairement !

vendredi 7 novembre 2008

Edito




Comme j'aime assez ramené mon grain de sel sur un peu tout et n'importe quoi, quel meilleur outil que l'Internet? Sauf que, la diversité des sujets est tel que, non, je ne me bornerais pas à commenter toute l'actualité: par manque d'envie, et surtout je doute d'avoir les outils intellectuelles pour ça! Je laisse les économistes s'entre-déchirer sur la crise financière actuelle, les spécialistes de sociologie politique débattre sur l'apport de l'élection de Barack Obama, les juristes se taper les uns sur les autres à propos d'une réforme de plus ou de moins.

Moi, mon cheval de bataille c'est le sport. Certes c'est un sujet plus léger. Mais en ces temps de déprime généralisée, savoir qu'une équipe de football qu'on affectionne gagne, que le tennis français peut enfin compter sur des valeurs surs, ou que même à 22 ans on peut devenir champion du monde ça apporte un rayon de soleil dans un ciel déjà trop sombre. Et moi, je préfère, quitte à m'entre-déchirer avec d'autres, parler et commenter l'actualité sportive, plutôt que l'actualité politique/économique!